Visite très formelle des gardes-côtes américains à bord d’ESSENTIEL

En cinq mois et demi passés aux Etats Unis, nous avons eu quelques visites des gardes côtes afin de contrôler nos passeports et notre Cruising Permit, mais jamais personne n’était monté à bord afin de contrôler notre cuve à eaux noires.

A bord d’ESSENTIEL nous avons fait installer une cuve à eaux noires dans les wc de la coque bâbord, mais ceux de la coque tribord restent libres. Il fallait donc être très vigilent lors de l’approche des gardes côtes et vite filer sur tribord pour fermer les vannes et vite ouvrir la cuve de bâbord…

Le dernier jour de notre séjour aux Etats Unis, le jeudi 29 novembre, alors que nous quittions le mouillage de Charleston, nous avons été arraisonnés dans le chenal en sortie de la baie. Une patrouille de Coast Guards avec gyrophares bleus nous a demandé de réduire notre vitesse afin de pouvoir nous accoster. Solent enroulé et grand’voile choquée, quatre hommes et une femme sont montés à bord, chaussures noires et armes en évidence à la ceinture, l’impression de cowboys est réelle, il ne faut pas plaisanter.

“Do you have weapons on board ?” No… Les visages se détendent et les mains s’écartent de quelques centimètres des colts. Ouf ! Une inspection soignée de nos passeports, permis et autres papier s’en suit. Puis vient l’autre question « May I see your black tank ? » Bien sûr, je  n’y étais pas préparé, trop occupé à préparer notre départ pour une grande nav à travers le Gulf Stream… Une rapide démonstration bien embrouillée du fonctionnement des vannes (elles même peu accessibles) m’a permit de m’en sortir sans amende, tandis que La Seconde négligeait de préciser qu’il existait un second wc à tribord… Ouf !

Les hommes en noir sont partis sur leur vedette de patrouille, gyrophare bleu en marche pour arrêter le prochain malheureux qui franchirait le chenal… à savoir nos amis PENN GWEN qui nous suivaient ! Les pauvres ont eu moins de chance que nous car ils ont du se dérouter par deux fois pour être ramenés sèchement en direction du port, afin de contrôler leurs formalités d’entrée sur le territoire américain… Plus de peur que de mal.

 

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.