Samedi 11 mai 2013 – Transatlantique retour, jour 8

Position : 36°41N 54°22W

Nombre de milles parcourus depuis le départ : 1248

7h00 : Un petit point météo : l’anticyclone que nous tentons de rejoindre depuis maintenant huit jours est fixé assez haut et ne semble pas bouger. Il va falloir que nous remontions au moins jusqu’au 43e parallèle avant d’espérer pouvoir le contourner. Les Açores étant sur le 38e parallèle, cela signifie que nous devrons monter 300NM plus au Nord. La grande question du moment est : puisque l’anticyclone ne semble pas redescendre avant un moment et que nous sommes obligés de le contourner, pourquoi ne pas filer directement vers Gibraltar ?

En ce moment nous faisons route NE à 45° au moins jusqu’à demain. Après on verra si l’on peut abattre un peu plus à l’Est.

8h00 – Le code zéro est sorti et nous gagnons 3nds ! Le vent qui était largue passe au près, voir bon plein ; nous gagnons en vitesse, le vent apparent augmente !

11h00 – Le pieux, le bien heureux et le besogneux. C’est quoi la routine sur un bateau lorsqu’il avance sous un vent régulier ? Henri le pieux médite dehors avec les yeux perdus sur l’océan, Louis le bien heureux se repose allongé sur son lit, Christophe le besogneux nettoie les fonds de cale de salle de bains de Louis et Henri en vue de refixer la pompe de douche qui s’est détachée.

14h00 – Le vent a un peu baissé, en plus nous sommes au portant, donc on le perçoit moins. On a l’impression de se trainer un peu, mais tout de même on file à 5.6nds. C’est honorable, surtout dans les conditions de confort que l’on connait !

18h00 – La mer est calme, nous prenons un petit planteur au frais dehors, le soleil se couche, Louis et Henri sont hypnotisés ; moi j’ai froid !

18h15 – Depuis quatre jours nous voyons régulièrement passer d’étranges ‘choses’ à la surface de l’eau. Attention, ce n’est pas sous l’effet du planteur ! Ca ressemble à des petits peignes à cheveux qui flottent sur l’eau. Un conteneur se serait-il perdu dans une tempête libérant des milliers de petits peignes made in China ? Un avion chargé d’hôtesses de l’air aurait-il sombré ??

A les observer de plus près nous optons pour une explication plus naturelle : ce doit être une espèce de méduses avec une crête protubérante qui semble flotter… Nous n’en avons pas attrapé.

20h05 – Il fait nuit et Henri aperçoit sur notre travers tribord une lumière verte qui clignote, un feu isophase continu. Comme nous avions été prévenu de la disparition d’un bateau (Grain de Soleil) fin avril au large des Açores, nous imaginons que ça pourrait être une balise de détresse ou peut-être un radeau à la dérive. Il faut en avoir le cœur net, on enroule le Solent et on y va au moteur.

Henri appelle à la VHF « flashing green light, do you copy ?… » Pas de réponse.

Arrivés à deux milles nautiques de la balise, nous réalisons que nous sommes tout près du Corner Seamounts (36°N 51°W) où un haut fond est cartographié à 5.5m en plein océan Atlantique ! C’est de toute évidence l’origine de la balise que nous poursuivons.

Nous reprenons notre route au 45°… merci Henri pour cet appel VHF à un rocher en plein Atlantique !

 

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