Saint Vincent (Saint-Vincent-et-les-Grenadines)

Capitale : Kingston

Langue : Anglais

Monnaie : $EC (East Carribbean)

Localisation : 34 MN an Sud de Sainte Lucie, 69 MN au Nord de Grenade

 

L’île fut découverte par Christophe Colomb en 1498, le jour de la St Vincent (d’où son nom). Comme en Dominique, les amérindiens (indiens des caraïbes) défendirent ardemment leur île, et Français comme Anglais durent renoncer jusqu’au XVIIe siècle à toute colonisation sérieuse.

Comme sur beaucoup d’autres îles des Antilles, c’est une succession de batailles entre Anglais et Français qui aboutiront en 1763 au Traité de Versailles où l’île devient britannique.

De nombreux esclaves se sont échoués sur l’île de St Vincent, donnant une nouvelle races, les « Black Caribs » qui se sont montrés aussi féroces à défendre leur île que les indiens des caraïbes. Les Français ont bien tenté de reprendre l’avantage en 1795 en se faisant des alliés des Black Caribs, mais en vain face à l’opiniâtreté des Anglais.

Les Black Caribs furent pour la plupart déportés au Honduras. Les rescapés laissèrent aux habitants de St Vincent des traits que l’on retrouve aujourd’hui sur certains visages. Le souvenir des Français s’est perpétué dans de nombreux noms de villages et de sites (Petit Bordel, Baleine Point, Petit Byahaut, Sans Souci…)

En 1902, l’éruption du volcan La Soufrière fit 2000 morts dans le Nord de l’île. Cette catastrophe fur vite effacée par l’éruption de la Montagne Pelée qui fit 30000 morts en Martinique deux jours plus tard.

Pendant toute la période coloniale, l’activité économique de l’île tournait essentiellement autour de la plantation des bananes. Saint Vincent était le principal fournisseur de la Grande Bretagne. Aujourd’hui l’activité bananière a fortement baissé du fait d’une maladie frappant aussi bien l’arbre que le fruit. Les exportations ont fortement chuté et le remède à cette maladie n’a pas encore été trouvé. Il se raconte que la troisième activité exportatrice de l’île est le cannabis…

En 1979 Saint Vincent accède à son indépendance. L’agriculture reste le secteur économique le plus important grâce à son sol volcanique fertile, mais sur l’île le tourisme reste assez peu développé contrairement aux Grenadines.

 

Blue Lagon et Young Island  (pointe Sud) 13° 08N  61° 12W

Le petit mouillage de Blue Lagoon est reconnu pour être le plus sûr de Saint Vincent car bien protégé. Son accès est recommandé par la passe du Nord, bien balisée, la passe du Sud est considérée comme très dangereuse. Cependant à l’intérieur du lagon la place est comptée. De nombreux bateaux sont à la bouée, majoritairement des bateaux de charter ‘vides’ attendant d’être loués. La densité de ce mouillage nous a vite fait ressortir du lagon pour aller mouiller l’ancre derrière Young Island, en face de la plage.

A Young Island les bouées sont omniprésentes et il est difficile de trouver un coin pour y mouiller l’ancre en toute liberté comme j’aime le faire. Immédiatement les charmants boys boat arrivent sur vous avant même que vous ayez franchi la passe afin de vous proposer une bouée. Le manège est souvent stressant : il faut regarder devant pour surveiller les fonds, contrôler la vitesse à cause du courant, veiller à ce que les coups de vent ne vous poussent pas sur le bord, zigzaguer entre les bouées, éviter les boys boats qui vous arrivent dessus, répondre poliment à un anglais incompréhensible crié de la barque sans surtout s’engager en quoique ce soit, tout en criant soi-même des ordres à l’équipage sur le pont qui se tient prêt à l’abordage, le tout en cherchant le meilleur coin possible où mouiller l’ancre et en contrôlant sa carte…

En parlant des boy boats, le plus virulent d’entre eux est certainement « Charlie Tango », un vieux boy boat grisonnant aux yeux bleus de type mafieux qui travaille avec son fils. Il est assez insistant dans son approche et peu agréable. A éviter.

Le mouillage de Young Island est bien abrité de la houle mais soumis à fortes accélérations du vent. On peut y apercevoir quelques tortues mais les fonds n’ont pas d’intérêt particulier. Juste derrière Young Island se trouve le Fort Duvernette, un rocher fortifié par les anglais en 1790. La visite vaut le coup d’œil avec au sommet une vue magnifique sur la baie.

 

Buccament Bay (pointe Sud-Ouest) 13° 11.6N  61° 16.2W

Le premier mouillage que nous faisons sans qu’un boy boat ne nous saute dessus, c’est assez rare pour être noté !

Au Sud de Layou Bay, Buccament Bay est un bon mouillage au calme (nous étions les seuls !) dans une baie bien abritée, en face d’une longue plage de sable noir, et un petit village typique, c’est-à-dire pauvre et sympa. En bordure de la longue plage il y a un restaurant, au bord de la petite route il y a un bar à l’accueil agréable, et plus étonnant, sur la droite de la baie on trouve un gros complexe avec une plage de sable blanc, sans doute importé, qui fait un peu tâche de luxe au milieu de ce cadre typique.

De Buccament Bay il est possible de rejoindre le Vermont pour une randonnée de deux heures, mais nous n’avons pas pu le faire, notre taxi nous ayant posé un… animal aux grandes oreilles…

Nous nous sommes alors rabattus sur un snorkeling inattendu sur la pointe Ouest, les fonds sont clairs, avec de beaux coraux et de nombreux poissons sur le tombant à la pointe de l’îlot, et même quelques langoustes. On y découvre une belle épave à moins de deux mètres de fond juste à côté de l’îlot, elle est indiquée par une petite bouée blanche.

Wallilabou Bay (extrémité Ouest) 13° 15N  61° 16W

Ce mouillage a quelque chose d’étonnant, presque irréel. Il est particulièrement indiqué aux fans de « Pirates des Caraïbes » car c’est dans cette baie qu’a été tourné le tournage du film avec Johnny Depp.

L’arrivée dans la baie par le Nord se fait en contournant le fameux rocher en forme d’arche sous laquelle des pendus se balançaient au bout d’une corde dans le film… Brrrrr… Les enfants exultent !

A terre on y trouve tout un tas de vestiges du film. Des canons (faux), des ballots de paille (faux), des murs de pierres (faux), des façades en carton (vraies), et bien entendu des boys boat pour vous accueillir (vrais) mais je dois dire que ceux-ci sont sympathiques. Une petite négociation du prix pour attacher la poupe à un cocotier à l’aide d’un bout, on mouille l’ancre par le fond et on recule, le mouillage est agréable et l’ambiance est plutôt étonnante.

Plus étonnant encore, il est possible d’effectuer les formalités douanières dans le bâtiment du tournage. Un douanier se rend chaque jours de la semaine à partir de 16h à Wallilabou afin d’enregistrer les bateaux de passage. La pièce est en fait une ancienne chambre (regardez bien, il y a encore les têtes de lits sur les murs)… peut-être celle de la belle Keira Knightley ?

Globalement, ce mouillage est recommandé aux bateaux ayant des enfants. Les repères laissés par le film le rendent agréable pour y passer une journée, mais sans plus car les nombreux décors laissés par le film en 2003 se sont considérablement dégradés (beaucoup de choses ont disparu comme le fameux ponton sur le quel atterrit le pirate Jack Sparrow et le petit toit de paille). La baie est très belle, et le mouillage sur ancre et bout à terre permet de faire de très belles photo de son voiler.

 

Cumberland Bay (extrémité Ouest) 13° 15.8N  61° 15.7W

Cumberland Bay se trouve juste au dessus de Wallilabou Bay.

C’est un mouillage bien abrité aux fonds accores (n.f. Pente très inclinée d’une côte ou d’une roche qui plonge rapidement dans une mer profonde). Il faut mouiller l’ancre dans les fonds abruptes, puis reculer et – à l’aide d’un boy boat – frapper un bout à terre. C’est une façon de mouiller très agréable car très sécurisante et le bateau n’évite pas dans toutes les directions autour de son ancre. Ici nous recommandons Joseph, dit « rasta man » qui ne demande pas grand-chose et en plus d’être très cool, est très sympa.

 

 

A terre quelques bâtissent abritent de petits bar-restaurants avec plus ou moins d’ambiance. A droite (lorsqu’on regarde la baie) se trouve un restaurant, le Black Baron, tenu par un couple de français Jean-Louis et Corinne. Le cadre est vraiment exceptionnel. Jean-Louis propose aussi des trecks en montagne, nous avons visiter la « Rain Forrest », un bon moyen de s’échapper et découvrir la nature profonde de St Vincent.

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