Les Jardins de la Reine, Cuba

Même à cette vitesse les enfants travaillent !

Au mois de janvier, l’Alizée d’Est est bien établi et souffle constamment comme un gigantesque ventilateur, c’est donc un immense plaisir de longer les Jardins de la Reine en longeant les îles du Sud-Est au Nord-Ouest. Protégés par les récifs du fetch (distance libre sur laquelle agit le vent) nous avançons confortablement au bon plein (vent de travers arrière). Des gerbes d’eau jaillissent des étraves d’ESSENTIEL et nous glissons confortablement sans être secoués, quel confort lorsque nous repensons à notre passage au Cap Cruz avec des creux de 2,5m. Nous enregistrons même notre record : une pointe à 16 nœuds vitesse fond !!!

Cuatro Reales

A cette vitesse nous passons « pleine balle » en face de notre premier waypoint. Nous pensions nous reposer dans le petit mouillage au creux des « Cuatro Reales » (20°28.4’N 77°58’W) mais c’est illusoire car l’endroit n’est pas protégé par fort vent d’Est. Malgré les deux ris dans la grand’voile, je réduis le Solent presque de moitié pour réduire notre vitesse et arriver au petit jour dans un endroit protégé où nous pourrons nous reposer un peu. Malgré ça ESSENTIEL file toujours à 11 nœuds !

Caballones

Passé le canal Cabeza (20°29’N 78°19’W) ça se calme un peu car nous sommes maintenant protégés des vagues, à l’abri sous le vent des premières îles. Nous passons près du canal Cachiboca (20°41.7’N 78°45.4’W) où il est possible de mouiller protégés du vent mais nous préférons l’approche plus large du canal de Caballones et nous mouillons en face de la grande plage bien protégés des vents de Nord-Est à Sud (20°48.5’N 78°57.2’W). Le passage est large, le courant n’est pas trop fort, l’ancre accroche bien dans l’herbe à tortue. Pour les amateurs, les fonds sont couverts de lambis !

Alcatracito

Le lendemain nous faisons route au Nord-Ouest et passons devant le canal de Boca Grande où se trouve un possible mouillage mais ne nous y arrêterons pas. Le guide indique un accès à 2.5m à partir d’un waypoint (20°59.5’N 79°14.2’W) pour entrer dans le reef, en direction de l’Est vers un point de mangrove facilement repérable. Nous préférerons avancer un peu vers le très joli mouillage des îles Alcatraz, bien protégé avec de jolies plages et une barrière de corail magnifique.

Pour accéder à Cayo Alcatracito il faut se rendre à un waypoint situé environ à 21°02’N 79°20’W puis faire route au 70° vrai pour traverser la barrière de corail qui est bien dégagée à cet endroit. Ensuite avancer à vue vers les plages de Cayo Alcatracito ou celles de Cayo Alcatraz Grande, jusqu’à ce que les fonds se réduisent à la limite de mouiller l’ancre, toujours dans un fond sablonneux et d’herbes à tortues. Nous avons mouillé à 1,10m sous le vent d’Alcatracito (21°02.44’N 79°18.87’W). La barrière de corail est splendide, les amateurs de photo vont se régaler car il y a de nombreux poissons, les amateurs de langoustes vont faire disette car il n’y en a aucune (trop pêchées, cyclones ?). Attention à ne pas laisser quelqu’un sur la plage trop longtemps lors d’une plongée car il y a des mouches piquantes. J’avais laissé la Seconde à son activité favorite (lecture et farniente sur la plage) pour aller plonger avec les moussaillons sur les récifs, et au retour ces petits insectes ont laissé de nombreux petits cercles rouges de 1cm très urticants.

Le lendemain nous nous déplaçons à deux miles nautiques vers l’Ouest et là, bonheur, quelques splendides spécimens de crustacés géants sont cachés au fond des nombreux trous que recèlent les récifs avoisinant. La plongée est magnifique, la lumière, les couleurs, les poissons, la visibilité… un souvenir inoubliable, sans doute dans notre cas parmi les plus beaux fonds aperçus depuis notre départ.

Le troisième jour nous remontons vers Cienfuegos, toujours au portant mais cette fois le vent s’est un peu calmé. Que c’est agréable de se laisser porter sur cette mer légèrement houleuse qui nous porte dans la bonne direction. Comme l’ambiance est un peu à la farniente, nous décidons de faire une dernière pause à mi-chemin afin d’éviter une arrivée de nuit dans le grand port de Cienfuegos.

12h00 Nous passons devant Punta Breton, il y a deux bateaux au mouillage, trop de monde pour nous, nous poursuivons notre route.

Zaza de Fuera

Nous sélectionnons sur la carte Cayo Zaza de Fuera, un abri très bien protégé, à mi chemin sur notre route. Nous faisons route sur le waypoint 21°29’N 79°39’W puis cap au 110° vrai sur 4NM pour mouiller l’ancre assez près de la mangrove, mais pas trop pour éviter aux plus sportifs des moustiques et autres « no-see-it » (nonos) de venir nous rendre visite sur le bateau. Tout le long de la remontée au 110° l’eau devient trouble mais les fonds sont constants entre 3.5-5m. Le mouillage est très calme protégé au Nord par une longue pointe de vase qui affleure à la surface.

Vers 18h un bateau de pêche vient à notre rencontre et nous offre quatre belles langoustes. Ayant déjà fait le plein de bêtes à cornes, nous leur demandons s’ils ont du poisson, et c’est avec surprise que nous les voyons revenir avec un plateau de belles darnes d’un poisson déjà préparé, prêtes à être mises à la poêle. Pour les remercier nous leur remettons quelques savons, du dentifrice, des brosses à dent et deux t-shirt pour leurs enfants. Avec quatre bières en sus ils nous offrent les quatre langoustes. Nous trouverons bien une place dans le congélateur d’ESSENTIEL…

Le lendemain matin nous quittons ce joli mouillage de mangrove pour nous rendre directement à Cienfuegos, 60 miles nautiques au largue, que du bonheur.

 

(2 commentaires)

    • ex petit piment crew on 13 février 2013 at 19:12
    • Répondre

    salut les essentiels
    sympa les crustacés ,je vois que vous faite votre cure ,profitez en , a la longue on s’en lasse un peu , attention au poisson lion
    bon la transat solo n’est plus d’actualité …
    je vous embrasse fort
    fred

    1. Un très grand moment les Jardins de la Reine ! La nature, le silence, la solitude, des fonds extraordinaires… mes plus belles plongées.
      ON NE S’EN LASSE PAS !
      La remontée vers l’Est est un peu plus dure, il faut penser au retour en mai (arghhh). Toute bonne chose a une fin, mais quelle aventure !
      Embrasse bien fort la petite famille,
      Cap’tain

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