Présentation de notre projet, notre motivation, notre route, les changements

 

L’idée : voyager en famille pour découvrir des endroits d’exception, revenir à des choses simples et s’épanouir à travers des rencontres.

 

La motivation : quitter la routine pour profiter de moments merveilleux, profiter des enfants avant qu’ils ne grandissent trop vite, profiter de la vie avant qu’elle ne glisse trop vite, profiter du vent, de la mer, mettre les voiles…

 La route : Avant de partir, je passais de longues soirées à rêver sur une route qui nous emmènerait loin à travers de grands océans, vers des îles paradisiaques, sur des atolls isolés… ça c’était le rêve. C’était sans tenir compte des « contraintes » et des « impondérables » : les pannes imprévues, la tolérance de l’équipage aux longues navs, les changements de programme, les rencontres que l’on veut prolonger, les désirs des uns et des autres pour que le voyage soit une réussite pour tous.

A ce jour, nous avons changé notre programme trois fois, et notre route changera à nouveau au fur et à mesure que nous avançons.

Après une descente tranquille de l’arc antillais, nous nous sommes rendus à Grenade afin visiter les lieux dans la perspective d’y passer la saison des cyclones (quatre mois de juillet à octobre). Mais voilà, les fjords du sud de Grenade, aussi bien protégés soient-ils, ne nous ont guère inspiré… Nous ne nous voyions pas passer quatre mois attachés à la mangrove dans une eau trouble à regarder la pluie tomber, à l’abri du bar local avec de vieux loups de mer un peu perdus.

Décision a été prise de remonter l’arc antillais jusqu’à la Barbade pour obtenir les visas touristiques qui nous permettront de passer la saison des cyclone aux US.

Nous naviguerons entre la Guadeloupe, Saint Martin, les BVI et les Bahamas avant de remonter la côte Est des Etats-Unis début juillet. Nous passerons par New York et remonterons jusqu’au Maine qui parait-il est une région magnifique.

Puis en novembre nous redescendrons à Cuba.

Par expérience, il est difficile de programmer la suite avec certitude, mais l’idée serait de poursuivre jusqu’aux San Blas, et remonter le vent en ‘sauts de puces’ jusqu’à l’Est des Antilles car Essentiel rentrera en France en mai 2013.

 

Le projet d’origine : Faire un tour du monde en famille à la voile en deux ans

Nous devions suivre les recommandations de J. Cornell qui, fort de son expérience acquise au cours de ses trois tours du monde, a réalisé la synthèse de celle de nombreux autres navigateurs. Au travers de son ouvrage Routes de Grandes Croisières , véritable « bible » du navigateur hauturier, il y détail plus de 1 000 routes maritimes en fonction de la saison optimale, avec pour chacune un commentaire circonstancié des conditions et particularités météo, les cartes et guides nautiques concernés, ainsi que les stratégies pour les aborder.

Mais un ensemble d’évènements nous ont décidé à changer notre programme et à naviguer autrement et autre part…

Les contraintes rencontrées :

Un tour du monde implique des contraintes que nous ne maitrisons pas forcement (d’où l’idée d’aventure). Tout d’abord, deux ans c’est rapide, trop rapide si l’on veut profiter des escales.

Et puis il y a l’endurance, est-ce que l’équipage va pouvoir tenir dans la durée les grandes traversées sans voir la terre pendant plusieurs jours, voir plusieurs semaines pour la traversée du Pacifique ?

Il y a aussi les incertitudes liées aux endroits visités, les risques de piraterie qui rendent le retour par la mer Rouge impossible, or financièrement il est nous est impossible de rapatrier le bateau par un porte-containers. Nous étions donc contraints de passer le Cap de Bonne-Espérance…

Mais un cap, c’est un sommet des hautes latitudes digne des grands navigateurs, ce que je ne suis pas., et puis une route d’Est en Ouest c’est le franchir dans le sens contraire du vent et des courants. Aussi nous l’aurions passé bien trop tard (il faut le passer en janvier).

Et enfin après l’avoir franchi, il me fallait remonter vers le Brésil pour une immense navigation de deux mois vers les Açores… Difficile, et beaucoup trop long.