Les Bahamas, entre le rêve et la réalité

Pauvres terriens en mal de rêve harassés par le quotidien … si vous lisez ces quelques lignes sur les Bahamas, vous verrez que même le paradis n’est pas parfait.

Sans aucun doute, les Bahamas c’est le pays des cartes postales, des étendues d’eau limpides, des îles paradisiaques, des longues plages de sable blanc. Mais attention, les Bahamas, c’est beau, c’est grand, mais on peut vite s’ennuyer.

Les étendues d’eau limpides sont très étendues, on peut ainsi naviguer pendant une journée sans rien au d’autre sous la coque que des déserts de sable avec de ci de là quelques rares coquillages. Plongez au milieu des ‘Banks’ et vous ne verrez rien d’autre que du blanc !

Les îles que l’on croise sont effectivement paradisiaques. Mais à y regarder de plus près, on découvre qu’elles sont souvent privées. On peut toute fois accéder aux plages si l’on reste respectueux des lieux, sauf dans certains cas où – ça nous est arrivé – les chiens se balladent en liberté. Le plus étonnant c’est la solitude de ces îles avec leurs gigantesques maisons et les nombreuses chaises vides en bord de mer. Elles ressemblent à des prisons dorées pour milliardaires qui ne sont jamais là.

Les îles sont de longs cailloux désertiques écharpés sur lesquels il est impossible de s’aventurer sans chaussures. Une étonnante végétation de buissons denses poussent sur la roche et la côte au vent ouverte sur l’Atlantique offre des paysages sauvages de toute beauté. Mais un robinson ne pourrait survivre plus de deux jours sur un de ces cailloux à moins de s’alimenter de lézards salés et de boire quelques gouttes de pluie.

Les longues plages de sable blanc sont longues, très longues, belles, très belles, mais d’île en île elles se ressemblent un peu toutes. Amoureux de la solitude et des tableaux de blanc et de bleus, jetez vous sur ces plages inaccessibles, mais il faut toute fois pouvoir venir jusque là pour goûter à ces beautés perdues car les Bahamas sont éloignées de tout (sauf des Américains).

Le joyaux c’est finalement les Exumas, véritable chapelet d’îles renfermant des bijoux à découvrir. Mais lorsque l’on s’éloigne un peu, qu’il s’agisse des Grand Bahama au Nord, des Abaco, de la grande Eleuthera, de Long Island, ou des Crooked/Acklins, ce sont tous de vastes territoires rocheux aux passé volcanique qui se sont effondrés laissant place à des déserts sous marins de sable blanc et des plages somptueuses.

Enfin rappelons que les Bahamas peuvent être le cauchemar des voiliers quillard de plus de 1,50m de tirant d’eau. La cartographie incertaine, les fonds déplacés chaque année par les tempêtes et les cyclones, les ‘patates’ surprises et les hauts fonds sont autant pièges qu’il leur faudra éviter en naviguant des heures entières avec quelques centimètres sous la quille. Navigation à vue garantie !

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.