Jeudi 9 mai – Transatlantique retour, jour 6

Position : 32°15N 59°16.6W

Nombre de milles parcourus depuis le départ : 902

7h00 – Nous avons reçu plusieurs sms ce matin, deux des matelots d’Essentiel qui s’éclatent avec les amis chez eux à la maison (quel bonheur d’avoir de leurs nouvelles, ils me manquent), et un nous rappelant que le voilier Grain de Soleil était porté disparu le 24 avril. Sa balise ayant cessé d’émettre le 27 avril, une zone d’exploration a été définie et depuis les secours ont cessé leur recherche. La zone est au Sud-Ouest des Açores, nous en sommes encore loin.

8h00 – Aux dernières nouvelles l’anticyclone est à 590NM dans notre Nord-Est. La route va être longue car il va nous falloir le contourner par le Nord. Apparemment il se renforce sur sa partie Nord-Est, autrement dit à l’endroit où nous aimerions bien le couper pour raccourcir notre route… Nous risquons de rencontrer à cet endroit une bonne zone de calme.

10h00 – Mis en panne (nous affalons les voiles et laissons Essentiel dériver librement sur l’eau) pour contrôler d’où vient le bruit du vérin tribord. Bonne nouvelle, ce n’est que la rotule qui étant toute neuve couine et a besoin de quelques gouttes d’huile. Ouf ! Nous n’envisageons plus de faire escale aux Bermudes, nous reprenons notre route au Nord jusqu’à la latitude des Açores (38° N).

16h45 – L’anticyclone se renforce sur le Nord-Est. C’en est fini de la route linéaire Nord que nous faisons depuis cinq jours, suivant les conseils de notre routeur Dorian, nous mettons le cap à 30° vrai au NNE. D’une certaine manière, on se rapproche des Açores ! La navigation va se faire au baromètre car il nous faut faire une route plus à l’Est sans trop nous rapprocher du centre des hautes pressions de l’anticyclone. Celui-ci faisant 1034 hPa, nous devrons nous rapprocher doucement des 1030 sans jamais les dépasser. Si nous nous en rapprochons trop vite, nous orienterons notre route au Nord à nouveau.

21h15 – Un bateau de pèche (non identifié sans AIS !) fait doucement route sur nous ; le radar confirme une probable route de collision si aucun de nous ne change notre route. Comme nous avançons à la même vitesse, nous attendons qu’un petit mille nous sépare avant de virer de bord. De nuit c’est toujours plus impressionnant car on apprécie mal les distances et les intentions de l’autre. De plus les bateaux de pêche en manœuvre ont souvent des routes erratiques, avançant, faisant des ronds dans l’eau, virant de bord… Il vaut mieux les éviter car en plus ils risquent de trainer des filets dans lesquels on n’aimerait pas y laisser une hélice !

 

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