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Epilogue, le mot de Louis

Histoire d’une Transat … ou à la poursuite de l’Anticyclone des Açores !

 

Cela aurait pu s’appeler l’Histoire de trois mecs à bord d’un voilier et quel voilier…. L’ESSENTIEL !

Pour moi c’est  une belle aventure humaine aux côtés de Cap’tain Christophe et Henri the Doc, de Dorian notre super routeur depuis Perpignan et des élèves de l’Ecole Nationale de la Météo à Toulouse.

Merci à tous pour cette belle histoire.

21 jours passés en mer et 3650 Mn sans escale, de Saint Martin à Cadiz, réservent des périodes d’émotion, de fou-rires  et des moments de préoccupations lorsque les conditions météorologiques nous jouent des tours.

Voir passer des méduses « toutes voiles dehors » de toutes les couleurs, en  forme de peignes de femmes, et imaginer quelques instants  que c’est le contenu d’un container tombé à la mer, essayer de dialoguer  à la VHF avec une balise signalant un haut fond immergé de quelques mètres au milieu de l’Océan (et oui cela existe !) déclenchent encore chez nous, alors que la transat se termine, des éclats de rires.

De l’étonnement, lorsque notre stratégie de route, par ailleurs pertinente, à la poursuite de l’anticyclone des Açores nous positionne à 850 Mn de Terre Neuve et à plus de 900 Mn des Açores alors que nous ne sommes pas équipés pour la pêche à la morue.

Des souvenirs me reviennent alors à l’esprit… « Yo te conozco bacalao ! » (Je te connais morue !) S’exclame le petit garçon, à bord du bateau de pêche de son grand-père, dans le roman picaresque de mes lectures espagnoles de lycéen.

L’inquiétude est présente dans nos esprits, lorsque nous apprenons que des bateaux copains de rencontre sont dans la difficulté, alors qu’ils font une route directe vers les Açores et perdent ainsi beaucoup de temps et d’énergie.

Nous nous félicitons du choix de cette route, plus longue mais plus rapide et plus confortable, lorsque nous apprenons qu’il y a eu de la casse plus au sud et lorsque le groupe de recherche « Lorient » nous signale la disparition du voilier « Grain de soleil », avec trois garçons à bord, à 350 Mn au Sud des Açores dans des creux de 5 à 6 mètres.

Un peu de lassitude se lit sur les visages  lorsque pendant trois jours, à l’approche de la côte portugaise, nous sommes secoués par un vent au près  de force 8, dans des creux  de 4 à 5 mètres.

Cette lassitude se transforme en large sourire de satisfaction lorsque nous apercevons les contours de la ville de Cadiz « La tacita de plata » (La petite tasse d’argent) de mes premiers voyages avec  Marie-Thérèse et de mes cours d’Espagnol  il y a…. 60 ans déjà.

En remontant la Méditerranée, de Gibraltar à la Grande Motte, mes sentiments sont partagés : un immense plaisir de revoir mon épouse, mes enfants et petits enfants, mes amis … et en même temps un soupçon  de tristesse à la perspective de la fin proche de cette belle aventure.

Un grand merci à ma familles et aux amis qui, depuis la terre, ont vibré et suivi notre périple, nous donnant l’illusion que nous ne faisions pas tout cela pour rien.

Une attention particulière à ma chère épouse, à Mireille, Magali et  Fabrice mes enfants qui, par leur adhésion au projet ont facilité ma prise de décision.

A mes chéris Emilie et Camille, « N’ayez pas de crainte,… vivez pleinement vos rêves ! »

Sans vouloir plagier qui que ce soit et surtout pas le Grand Georges…. «  Les copains de bord c’est super… et L’Essentiel  est vraiment  un beau bateau ! »

 

Louis (juin 2013)

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