Carnet de Bord de Béa : Vive Cuba libre !

Un mois aux Bahamas nous a définitivement donné l’envie de découvrir Cuba, une île avec une histoire et certainement plus authentique.

Les différents blogs parcourus font état d’opinions divergentes sur l’île et ses habitants : certains d’entre ont peu apprécié cette destination beaucoup à cause de toutes les difficultés et longueurs bureaucratiques que les voyageurs au long cours n’apprécient guère, n’avons-nous pas quitté toutes ces servitudes pour aller et venir librement ? Cela étant dit, n’oublions pas tout de même que même libres la plupart des pays que nous avons visités ne nous ont pas ouvert leurs frontières sans quelques paperasses administratives ce qui me semble tout à fait normal… D’autres on trouvé peu supportable l’accès restreint  aux moyens de communication avec l’extérieur, compréhensible tant le voyageur au long cours, loin de ses proches est à l’affut de ces moyens de communication pour garder contact : ce qui est tout à fait supportable (voir nécessaire) lorsque nous prenons une semaine de vacances le devient nettement moins après 18 mois d’éloignement. Mais j’ai aussi lu quelques blogs dans lesquels les navigateurs n’avaient eu aucun regret et, voir même, classaient Cuba dans leur top cinq de leurs destinations préférées ! Restait donc à nous faire notre propre opinion.

Munie de mes différents guides « de terre » comme je les appelle (pour faire opposition au guide nautique assez pauvre finalement concernant l’histoire et la description des lieux à visiter) je me suis plongée dans l’histoire de ce pays que je connaissais assez peu mis à part les grandes lignes, je ne pouvais décemment pas arriver sur cette île sans en comprendre de qui elle était peuplée.

Notre arrivée à Santiago de Cuba après deux jours de navigation (encore) un peu musclée pendant lesquels ESSENTIEL a maintenu une moyenne de plus de 11nds avec quelques pointes en surf à 16nds, à la grande fierté de l’équipage (photos à l’appui !). L’entrée dans le port s’est faite tranquillement, appel à la VHF pour autorisation d’accoster à la marina, message de bienvenue, ça y est nous y sommes. A peine arrivés un défilé « d’officianados » se succède à bord, mais contrairement au « radio ponton », tous montent à bord avec gentillesse et courtoisie. Nous avons droit au médecin, vétérinaire, douanier, policier et même au gentil « cocker renifleur de drogue » que son maître est obligé de pousser aux fesses à l’intérieur pour qu’il fasse sa visite de contrôle alors qu’il se verrait mieux caressé par les garçons (qui ont d’ailleurs décidé qu’on aurait un cocker au retour, à rediscuter…). Tous ces contrôles prennent deux bonnes heures mais passent très vite et dans la bonne humeur, chacun d’entre eux curieux de nous rencontrer et ravis de pouvoir nous indiquer quels endroits visiter de leur ville.

La première étape passée et tous les quatre munis de nos visas touristiques, nous sommes fin prêts à aller nous imprégner de la ville de Santiago et de l’ambiance de Cuba ! Vive Cuba libre !!!

 

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