Carnet de Bord de Béa : République Dominicaine

Bye bye îles paradisiaques des BVI et USVI !

Ça y est nous quittons ce magnifique terrain de jeu pour voileux paresseux afin d’attaquer la seconde grande partie de notre voyage. Quelques 800 miles nautiques pour rejoindre Miami… Une paille comparés aux 5500 déjà parcourus !
La météo changeante nous pousse prudemment à accélérer maintenant afin d’éviter les tempêtes tropicales qui commencent à montrer le bout de leur nez au large de la Floride. Nous passerons Puerto Rico dont nous apercevrons les côtes lors d’une nav de nuit. Notre première étape sera la République Dominicaine dont nous ne verrons pas grand chose cette fois-ci. Peut-être au retour. Nous décidons de nous faire un petit plaisir en nous arrêtant deux jours à la marina de « Puerto Bahia » dans la baie de Samana (19 11.670N et 069 21.158W). Cette marina hôtel est plutôt luxueuse avec piscines (deux !), salle de gym, spa, restos et bars. Quel plaisir de gouter à tous ces petits plaisirs, pour un prix tout à fait raisonnable puisque nous payons la place $1 le pied. Les garçons se précipitent dans la salle de jeux, où trônent table de ping pong, billard, et autres Nintendo…
L’avant dernière évaluation du CNED est prête à être envoyée mais ici on me prévient que les délais postaux sont très longs, quand on a la chance que les courriers arrivent à destination ! Pas question de prendre le risque que ce précieux envoi n’arrive pas, je prends donc la navette pour aller dans le bourg de Samana fermement décidée à trouver une possibilité d’envoyer les colis par FedEx.
A la sortie de la marina « ghetto de riches cols blancs », je découvre la « vraie » République Dominicaine avec ses petites maisons colorées aux toits en tôle ondulée, ses ruelles sales, ses mobylettes bricolées… et aucun touriste autour de moi !…
J’avais été prévenue dans les différents guides parcourus que la plupart des touristes se regroupent dans des resorts 4 étoiles dont ils ne sortent pas. Apparemment la Rep Dom serait en passe de devenir la première destination touristique des Caraïbes devant la Guadeloupe et la Martinique, d’où la multitude de clubs de vacances all included qui s’est développée ces dernières années.
Je trouve finalement le bureau Fedex et après avoir fait une queue interminable sous un soleil de plomb. Au guichet une dame peu avenante refuse de prendre mon colis sous prétexte qu’il lui faut un numéro de téléphone local que je n’ai pas bien sûr. Je tente d’en inventer, mais ça ne prend pas. Dans la file d’attente, quelques locaux s’amusent de mon énervement lorsque la charmante postière me renvoie mes enveloppes presque à la figure. Je m’esclaffe en tentant de leur faire comprendre que ce n’et pas ainsi qu’ils développeront le tourisme, argument vain…
Tant pis on attendra d’être à Miami et le CNED attendra qu e l’on soit à Miami.
Après quelques courses « de frais » dans une supérette locale, je cherche un bus, ou un minibus, ou un pick-up, ou encore quelque chose qui ressemble à un taxi… mais rien. Il semble que les transports en commun ne soient pas des plus répandus en République Dominicaine, on les appelle ici les guaguas mais je n’en vois aucun passer. Un gentil monsieur m’indique qu’ici les gens prennent les conchos, un genre de taxi mobylette, pas le temps d’hésiter (il fait de plus en plus chaud) car en voila justement un, et me voilà avec mes sacs de course sur les genoux sur une selle dure, m’agrippant à la selle de mon « chauffeur » (je ne sais pas si la coutume veut ici qu’on l’agrippe par la taille) partie à fond les baskets dans les virages menant à ma marina luxueuse. Inutile de préciser qu’ici le casque n’est pas de mise et à chaque virage je serre les fesses pour rester en place, priant pour que mon trajet se termine vite et bien…
Arrivée saine et sauve en sueur au bateau, les trois hommes me demandent « alors ça y est tu as posté le CNED ? ». Heureusement pas de « tu en as mis du temps ! ». La discussion explicative qui suivit ne peut être rapportée dans cet article de peur de choquer les jeunes lecteurs !

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