Carnet de Bord de Béa : Provincetown, Mystic River

La vie de « communauté » reprend !
Après quelques temps en solo, très agréable aussi, très vite nous a pris l’envie de retrouver cette ambiance communautaire qu’on aime tant.
C’est chose faite et depuis le Cape Cod nous naviguons avec le batôcopain GADJO DILO (Philou, Isa et l’adorable petite Lou). Après Boston, nous nous sommes fait une petite étape dans le Cap Cod à Provincetown, « P-Town » comme ils l’appellent là bas. Les garçons ont embarqué pour aller voir les baleines à bosse, et pendant ce temps nous sommes allés le trouver leurs cadeaux d’anniversaire… et oui, le 27 septembre c’est pour bientôt !
Provincetown est une petite ville très animée, c’est la seconde ville où la communauté gay est la plus importante après les Keys ! Ambiance très branchée donc, avec une multitude de galeries de peintures, boutiques de mode mais aussi restaurants et pubs top déco.
Ici c’est l’endroit hype où se marier. On a croisé au moins trois mariages homo et hétéro. Il faut dire que la ville est vraiment jolie et les B&B pleins de charme.
Après trois heures de ballades nous récupérons les enfants très excités par le spectacle en mer des baleines et baleineaux. Pas de CNED mais un cours SVT sur la vie des mammifères marins un peu plus excitant que la couche d’ozone !
Nous quittons P-Town tôt le lendemain car nous devons rejoindre un autre batôcopain les NOIX DE CAJOU qui nous attendent à Block Island, petite île en plein dans l’Atlantique mais à 14 miles des côtes, un mouillage paradisiaque en plein centre de l’île.
Comme les denrées alimentaires se font rares à bord, je pars en stop au supermarché avec la petite Lou de GADJO DILO sur les genoux (pour l’auto-stop Lou est l’appât idéal !). Un gentil pêcheur nous engouffre toutes les deux à l’arrière de son pickup entre ses filets et ses cannes à pêche, Philou et Isa nous suivent… à pied !
Pour le retour on est moins chanceux et revenons tous à pied les bras bien chargés (le piège c’est de prendre un caddie pour faire ses courses au lieu d’un panier).
Petite soirée spaghettis-bolo comme on les aime sur NOIX DE CAJOU avec au programme débriefing sur la suite de nos voyages. Car eux aussi rentrent dans huit mois, et nous avons à peu près le même itinéraire, à cela près qu’ils ont programmé une étape par le Guatemala, et ça ça nous tente beaucoup ! Bien entendu la tentative de séduction a commencé et l’entreprise (délicate) de décantation de l’esprit du Cap’tain est entreprise pour lui faire imaginer une déviation dans son parcours déjà de longue date programmé. Ils nous tentent avec le Guatemala… à réfléchir donc, mais comme on n’en est pas au premier changement, après tout pourquoi pas !?
Les trois bateaux mettent les voiles le lendemain pour Mystic River et se lancent dans une nav bien musclée au près serré avec pointes à 33nds et une mer bien agitée. On est bien brassé et le CNED exceptionnellement passe à l’as, tant pis on est en avance, de plus qu’ESSENTIEL file devant et remonte admirablement au prés… sous le regard admiratif des amis qui nous suivent à distance respectable, et à la grande fierté du Cap’tain bien sûr !
Quatre heures plus tard nous mouillons ESSENTIEL au font du petit estuaire de Mystic River, dans un village-musée où est reconstitué un village de pêcheurs du 19ème siècle avec ses petites maisons, ses ateliers de travail du bois, sa scierie, son imprimerie d’époque, et ses petits commerces. Nous sommes au ponton au milieu du musée, les visiteurs s’arrêtent devant nos bateaux plutôt anachroniques au milieu de ces vieux gréements, amusés et curieux de voir ces trois bateaux au drapeaux tricolores alignés. Nous visitons une très jolie reconstitution d’une pharmacie de l’époque, d’épicerie , des intérieurs de maisons reconstitués, c’est vraiment très bien fait, on s’y croirait. Les capitaines des trois bateaux hument les odeurs de vieux bois et de cordage chanvre, et rêvent devant des objets que le monde moderne a rendu insolite… Il y a aussi à la joie des garçons, un chantier naval avec restauration d’un baleinier de l’époque.
On a l’impression d’être à une autre époque et sans les touristes totalement anachroniques avec leurs appareils photo numériques (comme nous d’ailleurs!) On jurerait être deux siècles en arrière !
La première nuit au ponton est gratuite mais la seconde est à $4.50 le pied, oups !! A moins d’obtenir une réduction importante pour les trois bateaux (qui ne tente rien…..) nous repartirons mouiller dans la baie un peu plus loin.

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