Carnet de Bord de Béa : Navigation remontée vers l’Est

On nous l’avait bien dit, remonter d’Ouest en Est et affronter le vent contraire promettait d’être difficile, et bien je confirme : où sont passées les belles navigations au portant ou même avec un bon vent de travers ??? Chaque étape est une épreuve, impossible de mettre les voiles si on ne tire pas des bords, ce qui signifie au bas mot doubler voir tripler le temps de navigation et du temps on n’en à plus à profusion maintenant…
Nous sommes donc face à un dilemme à chaque fois, trouver la bonne fenêtre météo pour voir avancer.
La nav pour Haïti s’est révélée à la hauteur de nos craintes, face à un vent de 25 nœuds et en prime une houle croisée et hachée de 2m50, Essentiel rebondit sur les vagues et nous dedans nous nous accrochons !
Les boîtes de « Mercalme » ( belle appellation!) refont leur apparition et une fois n’est pas coutume, le Cap’tain – jusqu’alors insensible au mal de mer – bénit les petits comprimés.
Comme à chaque fois dans ces cas là je ne suis d’aucune utilité et seule la position allongée au fond de la cabine me soulage, j’arrive tout de même péniblement à assurer mon quart de nuit. Il nous faudra prendre notre mal en patience, nous arrivons 48 heures après, bien fatigués au nord de l’île à Vache à Haïti.
Il faut dire que nous sommes récompensés car la petite île de Permantois que nous découvrons est superbe : un petit village de pêcheur est planté sur ce petit bout d’île entourée de pirogues à voile, l’endroit est très photogénique. Un instant j’ai comme l’impression de me retrouver au Sénégal… Deux journées passent tranquillement entre le CNED, la lecture, les baignades et la visite aux habitants de l’île où les garçons sympathisent avec une nuée de jeunes enfants qui les entourent. Il faut dire que deux jumeaux à la peau claire et aux cheveux blonds, ça attire la curiosité !

Profitant d’une fenêtre météo correcte, (c’est à dire un vent qui ne dépasse pas les 15 noeuds) nous reprenons la mer cette fois ci pour la République Dominicaine. Toute cette route que nous avions faite l’année dernière en avalant les miles nautiques sans mal se fait aujourd’hui laborieusement en tirant de long bords, et encore une fois nous arrivons après deux jours et deux nuits éprouvants à la marina Casa de Campo dans le sud de la République Dominicaine.

Plusieurs équipages rencontrés sur le chemin nous avaient vivement conseillé d’y faire une escale dans cette marina de luxe, et pour cause, pour un prix somme toute raisonnable vous avez la possibilité de jouer au milliardaire pendant quelques jours ! Casa de Campo (qui veut dire « maison de campagne » !) est une « marina resort », sorte de paradis des touristes très aisés venus chercher farniente, baignade, restos et qui pour la grande majorité d’entre eux ne sortiront pas de ce ghetto de luxe. L’endroit est si grand qu’ici on circule en voiturette de golf, inutile de préciser que les garçons adorent ! On sait déjà qu’on ne restera pas longtemps ici, et nous laissons ESSENTIEL au ponton pour passer trois jours dans le parc national des Haïtises.

La sortie du resort ne se fera pas sans mal, arrivés à la barrière de contrôle le garde nous indique, d’après ce qu’on arrive difficilement à comprendre, que nous ne pouvons pas sortir de la résidence… alors là je rêve, qu’il y ait contrôle à l’entrée je peux comprendre mais contrôle à la sortie, ça me dépasse un peu ! Heureusement j’ai un courrier de la marina que je lui montre, et après deux appels de sa part à je ne sais qui, la barrière s’ouvre miraculeusement. Ouf, un instant je me suis crue dans un épisode du « Prisonnier » ! Évidemment à peine sortis de cette prison dorée c’est un tout autre paysage qui s’offre à nous, plus de jardins au gazon anglais, plus de touristes blancs (ou rougis par les coups ce soleil) la petite ville de la Romana est bien vivante avec ses concerts de klaxon à tout va, conduire ici est une véritable épreuve dont se tire brillamment le Cap’tain !

Il nous faudra 3h30 pour arriver à notre hôtel élu « coup de cœur » du guide du Routard, et pour cause, c’est un éco lodge construit à flanc de montagne. L’architecte en est le propriétaire et ça se voit. L’ensemble est superbe avec pour seuls matériaux la pierre et le bois. De nombreuses cascades d’eau sillonnent à travers l’hôtel pour finalement former une piscine naturelle, l’ambiance est fraiche et relaxante. L’hôtel est à flan de colline, la vue est à couper le souffle…

Nous choisissons de visiter le parc national en kayak avec Raphaël notre guide, ardent défenseur du patrimoine de la Rep Dom, et du patrimoine à défendre il y en a ! Belle ballade dans la mangrove, quiétude, silence à peine perturbé par les oiseaux: c’est superbe! Cette petite coupure de trois jours où la nature ici règne en maître nous enchante…

De retour à Casa de Campo, nous attendrons encore 24h qu’une fenêtre météo s’ouvre pour rejoindre les « Spanish Virgin Islands ». 270 miles nous en séparent mais cette fois-ci nous avancerons à la voile avec un vent de sud-est favorable sans tirer aucun bord !

 

(1 commentaire)

  1. HEY LES COPAINS, comment sa va????

    je sais pas si je vous l’ai déjà dit mais ma chambre va completement changer car l’entrer de ma chambre ne va pas du tout etre au meme endroit. je vous explique, tout d’abord mon ancien porte va etre sur le mur de droite en entrent par mon ancien porte, les deux porte qui separait ma chambre de celle de Lou-Anne vont etre un placard pour moi et Lou-Anne va aussi avoir une nouvelle chambre, elle ne va pas avoir des placard mais un dressing. ma chambre va un petit peu raptecir car la ou il va avoir ma nouvelle porte il va avoir un couloir et une salle de bain juste a cote de ma chambre. voila, j’ai vraiment hate que vous soyez la pour vous montrer tout sa. Et si on parlait de vous et pas de moi sa serai bien non? 🙂 vous allez bien ou pas? j’ai vu eliot ou loig (je ne lai est pas reconnus) faire du ski nautique bande de chanceux va. En tout cas je pense bien a vous et essayer de me contacter le plus vite possible.

    STANISLAS

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