Carnet de Bord de Béa : La Jamaïque, yeah mon !

C’est toujours un peu tristes que nous quittons une étape, le fait de rester longtemps au même endroit nous permet de profiter pleinement de nos escales, d’y avoir nos habitudes et de nous intégrer voir d’y faire de belles rencontres. On est tellement habitués à prendre notre temps dans les pays que nous visitons que nos cinq semaines de congés annuels vont nous paraitre bien courtes !

En général il nous faut bien deux trois jours quand nous arrivons pour prendre nos repères : ça commence par les formalités différentes dans chaque pays (plus ou moins longues et fastidieuses) trouver une laverie automatique (tâche ingrate toujours réservée à Bibi bien sûr !), trouver une satanée connexion internet, tâche non moins difficile surtout depuis que nous avons quitté le pays de l’oncle Sam, et bien sûr trouver de quoi faire l’avitaillement.

Arrivés après deux jours de navigation depuis Cuba vers Port Antonio sur la côte nord Est de la Jamaïque, pour une fois tout nous parait simple : Christine et Stéphane nos amis de PENN GWEN nous ont préparé le terrain, ils sont totalement « jamaîcanisés ». Port Antonio n’a plus de secret pour eux ! Christine est connue dans la ville et interpellée à chaque coin de rue ! Elle est rebaptisée « The Mum », il faut dire qu’avec ses deux petits blondinets elle ne passe pas inaperçue !

Quant à nous, après un mois à Cuba nous avons deux obsessions : bien manger et trouver de l’internet. A peine arrivés à la petite  marina de Port Antonio nous dévorons nos sandwichs et nous précipitons sur nos ordis !

La petite marina de Port Antonio est très sympa proprette et dotée d’une piscine à la joie des garçons (je ne comprendrais jamais pourquoi alors que depuis un an et demie nous nous baignons dans des eaux magnifiques ils sont si excités à l’idée de se plonger dans des bacs d’eau chlorée !), l’ambiance est fidèle à ce que j’imaginais du pays de Bob Marley, « Peace, Love, Humanity and Respect » sont leur crédo !

En Jamaïque, nous voilà plongés dans une autre ambiance, de la musique cubaine nous passons au reggae et du mojito nous passons sans mal au rhum punch Jamaïcain, (la vie de voyageur au long cours demande à s’adapter à toutes les situation !) Petit débriefing entre amis sur nos découvertes respectives de Cuba et de la Jamaïque puisque nos chemins se croisent et se quittent cette fois ci définitivement en tous cas sur l’eau ! Du reggae, parlons en ! Au bout d’une semaine après avoir écouté une bonne quinzaine de fois en boucle Bob Marley, je suis prête à l’effacer définitivement de la  playlist de mon Ipod : enpeuplus de Bob Marley !!!! Quant aux rastas, à tort persuadés d’en trouver à chaque coin de rue, les seuls que l’on croise  ont au bas mot minimum 50 ans, les jeunes bien plus enclin à écouter du Rihanna sont coiffés court, très court. Mais ici les gens sont cool, gentils, rien à voir avec ce que certains équipages rencontrés nous avaient décrits ! Et quel bonheur de retrouver des marchés de fruits et légumes et même de petits supermarchés (et oui au risque de paraitre obsessionnelle, la nourriture à foison ne se trouve pas partout).

Après quelques jours de logistique, l’envie nous démange d’aller voir ce qui se passe à l’intérieur de l’île et nous partons en « taxi route », qui n’a de taxi que le nom. La camionnette débite des décibels de reggae et se remplit de passagers au fur et à mesure que nous avançons pour nous rendre aux Reach Falls, belles cascades dignes d’une pub célèbre de gel douche, la végétation est riche du certainement à un taux de pluviométrie supérieur à la moyenne dans ce coin ! Le lendemain nous louons une voiture pour nous rendre deux jours dans les célèbres « Blue Mountains » une envie subite de fraîcheur, de verdure et de relief. Nous voulons aussi goûter leur fameux café des Blue Mountains « voted best in the world » (à ce propos grosse déception, se vend à prix d’or et n’a pas l’odeur exquise du café que l’on connait, comme ça c’est dit !)

Trois heures de route délabrée où Christophe volant à droite (l’Angleterre est passée par là !) et conduite à gauche doit zigzaguer entre les trous au risque d’éclater un pneu bien dégonflé ! Après trois bonnes heures nous arrivons à l’entrée d’un chemin pierreux qui doit nous mener à notre gîte, l’hôtel Ram Jam près du village de Red Light. Le chemin descend au fond d’une vallée et nous prions pour que nous n’ayons pas à faire demi-tour en pleine descente, à tout moment nous manquons d’enfoncer le carter. Mais nous arrivons enfin à une petite maison au bord d’une rivière où Susanne, jeune propriétaire nous accueille. Heureusement (nous ne sommes pas certains de pouvoir remonter) il reste deux chambres adorables ! Les garçons se vautrent littéralement sur leur lit, un vrai bon lit king size avec de bons draps frais ! Ici c’est la sérénité, le doux bruit de la rivière, le chant des oiseaux, et un peu de musique (BM bien sûr !). Le soir nous dégusterons un poulet Jerk, spécialité du coin ! No stress, yeah Mon !

Mais comme le temps commence à nous être compté, (c’est qu’il nous reste un sacré paquet de miles nautiques à naviguer jusqu’à Saint Martin et bien sûr le vent dans le nez) Pour les non initiés cela signifie une navigation difficile à faire des bords ce qui rallonge considérablement le trajet, vent dans le nez et face aux vagues (!!) Il nous faut trouver une bonne fenêtre météo (c’est à dire avec un vent qui ne souffle pas à plus de 15 nœuds) pour continuer notre remontée sur l’est avec une prochaine escale à Haïti sur l’île à vache.

Peace – Love – Humanity – Respect !

 

(2 commentaires)

  1. Bon comment vont les essentiel ? Je lis votre blog qui me laisse rêveur … Vous verrez le sable blanc à aujourd’huid hui est devenu un paysage classique mais il vous manquera très vite … 2 à 3 mois après être rentre . Donc faites en une overdose ! À bientôt sur terre amitié Stéphan ( on veut voir les progrès de béa en dance ….)

    1. Salut Stephan, On en bouffe du sable et des plages, le plus possible car la rentrée est proche, overdose assurée !
      On n’a toujours pas croisé les nouveaux Iod’l, où sont-ils en ce moment ?
      On espère bien avoir l’occasion de vous revoir une fois sur terre, avec plaisir.
      A+ Christophe

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