Carnet de Bord de Béa : Deuxième semaine en Martinique

Il semble que nous ayons toujours vécu ici, nos journées s’égrènent tranquillement au rythme tropical, entre CNED (une constante pas très tropicale), baignades, apéros et internet. A Sainte Anne nous avons nos habitudes maintenant : petit café au bar « Paille Coco » les pieds dans l’eau, accras aux crevettes chez « La Martine » avec un planteur redoutablement bon, nous en avons presque oublié les longues navigations qui nous ont mené jusqu’ici… Je dis bien : presque! Nous avons fêté un troisième anniversaire sur ESSENTIEL, le Cap’tain a été très gâté par les moussaillons qui avaient préparé leurs cadeaux depuis le mois d’octobre (!) C’est dire si leur productions artistiques étaient réussies : poèmes louant les mérites de super-papa leur héros, maquette très réaliste de notre maison en 3D (pas très facile à caser sur Essentiel), mais aussi jolie carte handmade d’Emilie et Alice de « KERVAN » qui s’étaient pour l’occasion joints à nous avec les « PETIT PIMENT », encore une excellente soirée !

Samedi 7 janvier nous décidons de faire un break plage et nous partons tous (les quatre familles : PETIT PIMENT, KERVAN, EDULIS, ESSENTIEL) faire l’ascension du Mont Pelé. Une joyeuse marche sportive de cinq heures dans une végétation luxuriante avec une vue exceptionnelle sur la baie ! Une vraie colonie de vacances, c’est fou ce qu’il est plus facile de grimper quand on est en groupe, les discussions rendent l’effort plus facile et malgré les quelques bobos sans gravité et vite soignés par Anne (médecin à bord de KERVAN), bien équipée. Nous arrivons fatigués mais heureux !

Le soir même épuisés, c’est chez la Martine que nous nous nous retrouvons tous ensemble avec une soixantaine d’Accras aux crevettes et quelques planteurs… Re-dou-tables ! Chaude ambiance et crises de fous rires garantis ! Nous espérons toujours que la panne de notre groupe électrogène va pouvoir être réparée le plus vite possible car le temps nous est compté pour rejoindre nos amis aux San Blas, nous devrions avoir des nouvelles du technicien du Marin, pour l’instant nous en sommes toujours au diagnostique… Nous en saurons plus lundi, sachant qu’aux Antilles les délais sont décuplés et que le technicien spécialiste sur la Marina qui est très occupé sur un catamaran de charter qui a pris la foudre (inutile de dire qu’une panne de groupe n’est pas considérée comme une urgence…) et qu’il doit le livrer dans deux jours…

Vendredi 13. J’ai toujours trouvé que ce jour m’était plutôt favorable mais je dois dire que cette fois n’est pas coutume, c’est la guigne!!! Le technicien ne peut pas réparer la carte électronique du groupe et il nous faut donc la renvoyer en Italie au fournisseur afin qu’il diagnostique la panne et fasse les réparations nécessaires, voir peut-être la remplacer. Le couperet tombe : il faudra 20 jours de délai au mieux… L’ambiance à bord, une fois n’est pas coutume, est morose car nous savons qu’il nous sera impossible de rejoindre nos amis aux San Blas hypothéquant ainsi la suite de notre programme car le retard pris ne nous permettrait pas de rejoindre à temps les Marquises…

Semaine du 14 janvier, décision est prise de partir trois semaines aux îles Grenadines en attendant de retourner en Martinique récupérer cette fameuse carte, on devra être économe en énergie pour pallier au groupe. « PETIT PIMENT » a fait un départ remarqué sous un grain magistral, direction les Grenadines. C’est avec « SLOW MOTION » que nous partons le lendemain dans l’esprit régate pour faire un stop d’une nuit à Sainte Lucie, dans le magnifique mouillage des deux Pitons, de toute beauté, mais nous nous souviendrons aussi du prix de la bouée car même s’il s’agit d’une réserve marine, les rangers qui vous abordent le soir dans le noir pour vous demander 18€, c’est un peu trop… Le lendemain matin c’est au tour de la police de Sainte Lucie de roder au tour de nos bateaux et d’aborder un américain non loin de nous. Comme nous n’avions pas fait la clearance, nous larguons les amarres en hâte pour fuir comme des voleurs…

Nous faisons route vers St Vincent et le mouillage de Wallilabu où le film Pirates des Caraïbes a été tourné : le site est sympa bien qu’un peu lugubre avec ses grandes falaises, les fonds sont transparents et Mayron notre « boy boat » attache l’arrière d’Essentiel au pied d’un cocotier, encore du jamais vu ! Au village nous débarquons en plein milieu d’un décors de cinéma, maisons en carton pâte, vieux canons factices et les enfants sont excités de se retrouver dans un « village de pirates », même les formalités de douane se font à l’intérieur d’un de ces décors, on s’y croirait et du coup les enfants revoient pour la énième fois le film cherchant à chaque scène les endroits où ils sont passés, je dois dire que je me prend aussi au jeu!

 

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