Carnet de Bord de Béa : Cape Canaveral – Space Kennedy Center

A l’arrivée d’un nouvel endroit c’est toujours l’inconnu : où aller, où mouiller, où trouver de l’eau, où faire l’avitaillement, où laver le linge, quel moyen de transport ? Il faut faire vite car rester sans réponse à chacune de ces questions signifie forcément une galère à vivre…  Aux US bouger sans voiture semble une hérésie, ici rien n’est prévu pour les pauvres piétons que nous sommes, peu de transports en commun et très peu de trottoirs… Les grosses berlines circulent sur des double, triple, quadruples voies, mais de piétons il n’y en a pas. A leur corps défendant la chaleur écrasante nous enlève vite l’envie d’arpenter le goudron trop longtemps !
A Cap Canaveral nous mouillons dans « Banana River». L’eau y est retenue par une écluse que nous passons deux fois par jour au milieu de nos amis les lamantins et les dauphins dans ces eaux marrons mais riches en poissons de toutes sortes. L’écluse ouvre à la demande mais il nous faut bien 15 minutes au total pour la passer, attente sous un soleil de plomb…
A la marina nous faisons la connaissance d’Andy un ancien des Forces Spéciales (une unité d’élite de l’armée américaine). Andy vit seul sur son bateau avec Dick son petit chien. « Dick the Dog » porte une casquette et des lunettes de soleil, et oui il souffre de la cataracte nous explique Andy, il lui faut des lunettes contre les UV ! Ca en fait une vraie star.
Ici louer une voiture ne prend que quelques minutes et est nettement moins cher que chez nous. En plus on peut vous l’apporter sur place ! Nous apprécions la fraicheur de la clim dans l’habitacle (il fait 35° dehors) et roulons vers Space Kennedy Center, impatients d’aller voir ce grand site mythique de l’aventure américaine dans l’espace.
Le centre spatial Kennedy vaut le détour. Bien sûr, tout y est très organisé à l’Américaine pour vous faire dépenser ces dollars qui pèsent trop lourd dans votre poche. Mais il faut avouer qu’on en a pour son argent : films en 3D sur le télescope Hubble, simulateurs de décollage, visite de la salle de contrôle des missions Apollo, présentation d’un astronaute en chair et en os avec bien sur la traditionnelle photo à laquelle nous n’avons pas échapper… Deux nouvelles vocations sont nées : Eliot et Loïg seront astronautes !

L’ astronaute, c’est Mike Mullane. Une célébrité qui a fait trois missions dans l’espace. Quand un jeune américain lui demande comment on devient astronaute, il vous dira qu’il n’était pas le meilleur élève de sa classe mais qu’une fois décidé à embrasser cette carrière il n’aura de cesse de suivre le credo : « Whenever you do something, at school or at home, always do your best and you’ll succeed… ». Pas de doute, on est bien en Amérique ! Inutile de vous préciser que ce credo est dorénavant honteusement utilisé plusieurs fois par jour sur Essentiel pour les moussaillons… Reste à savoir combien de temps ça durera.

 

(1 commentaire)

    • CHAUVANET on 3 janvier 2018 at 13:47
    • Répondre

    Bonjour,
    je suis interéssé par votre récit car j imagine ( espère) pouvoir réaliser un tour de l’atlantique d’ici 3 à 4 ans sur une année.

    Je n’arrive pas a trouver d’information claire sur les formalités douanières et visas pour la partie USA.
    Pouvez vous me donner des infos ou avez vous fait votre demande de visas ? délais ? formalités de douane à l’entrée dans le pays ? y a t il un port spécifique ?durée de validité ?, ….

    Merci pour votre récit .

    Pascal

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