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Carnet de Bord de Béa : Arrivée à Dakar

TERRE ! TERRE !

Après 6 jours de nav dont 3 longues journées au moteur hier vers 16 h nous sommes arrivés dans la baie de Hann au nord de Dakar.

La toute première vue de la côte sénégalaise fut la pointe des Almadies puis nous avons contourné l’ile de Gorée, mythique petite île où nous ne manquerons pas d’aller dès que nos petits invités seront arrivés : ce sera leur petite pause culturelle de la semaine ! Après avoir mouillé dans la baie au milieu d’une dizaine de voiliers nous avons pris l’annexe pour rejoindre le CVD (Centre de Voile de Dakar) où nous avons trouvé un accueil étonnant : bureau improvisé dans une petite maison surplombant une plage où les petits Sénégalais après l’école jouent au foot et se baignent. Pour notre part, malgré une chaleur étouffante, nous nous gardons bien de mettre ne serait- ce qu’un orteil dans cette mer de couleur marronâtre, nos peaux d’occidentaux aseptisés n’y résisteraient pas…

Les enfants sont « shootés » : Eliot me donne sa première impression :  » j’ai l’impression d’être sur Mars », c’est un véritable choc de culture. Le CVD consiste en de petits baraquements entourant un petit jardin à l’ombre des filaos, baraquements qui proposent toutes sortes de services, voilerie, confection de tauds, lingères (2€ la bassine), épicerie qui fait également change, « Mama bijoux » qui en plus de petits bijoux propose des pavillons faits maison, des étoffes et vêtements hauts en couleur, « Mama fruits et légumes » à qui on a commandé des mangues (le Cap’tain adore). Quelques hamacs nous invitent à la sieste mais une épreuve de taille nous attend : les formalités de douane à faire à Dakar.

On prend donc un taxi avec Yves, Pascale et le petit Simon du batôcopains FIUU (« ras le bol » en Polynésien), les garçons et Lucille sont restés au bateau pour travailler leur CNED. Le taxi, comment dire… impossible de rentrer par la porte arrière gauche car il n’y a pas de poigné. On s’engouffre donc par la droite comme on peut tous les cinq pour une demi-heure de trajet chaotique et laissons les deux capitaines transpirant dans leurs pantalons et leurs chemises (c’est une obligation pour faire les formalités de douane et de police) tout cela à 38°. On sait qu’ils en auront pour minimum deux heures et comme on doit trouver une pharmacie (nous sommes un peu juste en Malarone) Pascale et moi décidons de prendre un autre taxi pour aller dans le centre. Le centre névralgique de Dakar est très bruyant, (pomper sur le Klaxon semble être le sport national), et très pollué! Nous attendons les capitaines dans une pharmacie très bien ventilée où le personnel est d’une grande gentillesse. Ils arrivent soulagés avec nos Passavants pour un mois. Un peu stressés d’avoir laissé les garçons seuls sur Essentiel, on reprend notre taxi qui nous a patiemment attendu pour rejoindre le CVD et on récupère par la même occasion Lucille elle aussi restée toute seule sur FIUU pour déguster un poulet frites que tout le monde dévore : il est quand même 14h!

 

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